The House Of The Devil
Synopsis: Samantha, une jeune étudiante, répond à une offre de gardienne d'enfants, question de ramasser de l'argent pour son nouvel appartement. Son amie sceptique l'amène en voiture à travers les bois et la laisse devant une gigantesque maison victorienne ayant comme propriétaire un vieux couple étrange avec des plans particuliers pour célébrer un événement rare : une éclipse lunaire qui aura lieu plus tard dans la nuit. Ayant désespérément besoin d'argent, Samantha accepte de rester en leur compagnie même lorsqu'elle se rend compte qu'il n'y a pas de bébé...
Critique: Précédé d'une réputation des plus flatteuses, le métrage de Ti West a immédiatement attiré mon attention dès les premières infos. Filmé à l'ancienne, avec une musique d'ambiance au style rétro, un décor baroque du plus bel effet, et des mouvements de caméra assez cotonneux (comprendre "lente"), The House Of The Devils'annonçait comme un fabuleux hommage aux films des années 80. Il faut dire que les caractéristiques citées plus haut et la reconstitution d'époque plutôt bluffante font bel et bien penser à une bande tournée il y a 30 ans que l'on aurait retrouvée par hasard sur l'étagère d'un distributeur. Le côté esthétique est donc impeccable, que ce soit les maquillages, les effets gores, les décors, la réalisation unique, et surtout les acteurs, rien à jeter. Jocelin Donahue, jeune inconnue belle à tomber, porte le premier rôle avec brio, secondée par un Tom Noonan (Heat) impeccable. Le film de Ti West, chef d'oeuvre en puissance ? Eh bien malheureusement, non, mille fois non !
Car là où The House Of The Devil pêche, c'est dans son contenu. Le scénario est tout d'abord ultra-faiblard : même si la volonté de West est de faire un film conforme aux conventions de l'époque, un minimum syndical est tout de même attendu. Mais on ne le retrouve pas ici, les scènes s'enchaînant sans panache ou tension pendant près d'une heure, tandis le spectateur regarde fébrilement sa montre en se demandant ce qu'il fout là. Même la fameuse scène où Samantha danse dans la maison avec son walkman est plutôt décevante, malgré quelques plans réussis qui tendent à donner vie à la bâtisse, qui semble épier la jeune femme. Incroyablement ennuyeuse, la première heure laisse place à une vingtaine de minutes trop conventionnelles et peu flippantes, avec du gore inutile, un semblant de twist final prévisible et une réalisation qui se modernise soudainement, enlevant au film son style initial si réussi. Une grosse déception, à éviter.
/http%3A%2F%2Fdata-allocine.blogomaniac.fr%2Fmdata%2F4%2F9%2F5%2FZ20060912200037373584594%2Fimg%2F1284660275_large_450056.jpg)