Van Helsing
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Synopsis : Van Helsing est un tueur de monstres au service du Vatican. Il est envoyé en Transylvanie où sévissent de dangereuses créatures comme les loups-garous ou les vampires. Il va alors s'embarquer dans la plus haletante des ses traques, celle de sa mémoire et de son passé...
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Critique : On le sait, Stephen Sommers est un réalisateur passionné. Grand fan des films d'horreur Universal, il décide les remettre au goût du jour en en faisant de bons gros blockbusters hollywoodiens. En témoigne son remake de La Momie, un excellent divertissement qui rend hommage à son prédécesseur tout en affirmant le talent indéniable d'un des plus intéressants cinéastes du fantastique. Avant de commettre le nanar 100% assumé qu'est G.I. Joe, Sommers était retourné aux monstres mythiques d'Universal avec Van Helsing. Que penser du métrage ? Eh bien le film est bel et bien l'un de ces grands divertissements dont le réalisateur a le secret. Sommers rend une nouvelle fois hommage à tout un pan du fantastique, de Dracula à Frankenstein en passant par le Loup-Garou. Et tout ça en un seul film, s'il vous plaît ! Un pari couillu, ni plus ni moins.
Alors oui, je suis un grand admirateur de Sommers, mais ce n'était pas le cas lorsque j'ai découvert Van Helsing, qui n'était que le deuxième métrage du bonhomme que j'ai visionné, et je n'étais donc pas du tout influencé dans mon jugement. Car le film est à ce jour l'un de mes favoris, tant la générosité du réalisateur suinte à l'écran. Après l'avoir revu il y a peu, j'ai tout de suite pensé à Hellboy II : si les films ne sont pas comparables (il y a quand même une grande différence de sensibilité entre les deux cinéastes), ils dégagent néanmoins ce même parfum de "surenchère pas désagréable". Là où le gros mexicain nous offre un climax en plein milieu du métrage (le combat contre le seigneur élémental), Sommers multiplie des scènes d'action époustouflantes rehaussés par des effets spéciaux impeccables : il n'y a qu'à voir le combat final entre deux personnages tout en images de synthèses, si réalistes qu'on y croit sans problèmes.
De plus, si les filles pourront fantasmer sur le musculeux Hugh Jackman (X-Men), Sommers pense aussi aux hommes en faisant des trois épouses de Dracula (pas une, mais trois, bon sang !) des mannequins sublimes. Généreux tout ça, très généreux. Les décors sont de toutes beauté (le château du Comte), la réalisation est efficace et de beaux hommages sont rendus (le bal des vampires, la séquence d'ouverture). Van Helsing, film parfait ? Non, car aucun métrage n'est exempt de défauts, et celui-ci ne déroge pas à la règle. On peut tout d'abord déplorer un manque de charisme concernant les personnages, le pire étant Dracula, joué par Richard Roxburgh (Moulin Rouge, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires), cabotin et peu inspiré. Quelques invraisemblances viennent également ternir le tableau : le Dr Frankenstein mordu par un vampire n'en devient pas un, l'arbalète de Van Helsing tire comme une mitraillette, Anna fait des pirouettes sur des câbles trempés de pluie et réussit à attraper l'antidote au vol, etc...
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Las, le film reste un blockbuster original et spectaculaire, avec un scénario peu surprenant mais qui réussit quand même à mélanger les trois mythes sans problème (Dracula qui veut ressusciter ses enfants grâce à l'énergie de la foudre et du monstre de Frankenstein). Sans parler du final assez inattendu pour une production hollywoodienne, et de ce splendide affrontement final à pleurer, véritable fantasme de fanboy sur grand écran. Depuis le temps qu'on vous dit que Sommers est un réalisateur généreux, il suffit de voir Van Helsing pour s'en convaincre. Kate Beckinsale, toujours aussi belle, retrouve vampires et loups-garous après Underworld. David Wenham (300, Les Deux Tours) fait un sidekick attachant et Elena Anaya (Mesrine L'Instinct de Mort, Fragile) se révèle parfaite en épouse démoniaque.
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